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Un village de Dordogne inverse l'exode rural avec le bio et la qualité de vie



Interdiction des pesticides, bistrot-épicerie "bio", école Montessori: en voie de désertification voici seulement quelques années, le village de Saint-Pierre-de-Frugie (Dordogne), aux confins du Périgord Vert, a radicalement inversé la tendance en misant sur l'écologie et la qualité de vie.

"Quand j'ai été élu (en 2008), le premier constat que j'ai fait, c'est que la commune où j'avais grandi avait changé", raconte Gilbert Chabaud, maire de cette commune de 400 habitants.

Comme ailleurs, les maisons s'étaient vidées, des anciens étaient morts et les jeunes étaient partis "à la ville", emportant avec eux emplois et enfants. En 2007, le rectorat fermait l'école et le seul bistrot, qui assurait aussi la cantine scolaire, mettait rapidement la clef sous la porte.

"On était là, derrière les fenêtres avec Véronique, mon assistante. Les rues étaient désertes. On s'est dit: +on doit bien pouvoir faire quelque chose+", se souvient l'ancien concessionnaire automobile converti à l'écologie.

Pour enrayer ce déclin, le maire et son équipe décident de faire un pied-de-nez à cette "civilisation de l'hyper", source de tous les maux des villageois. Saint-Pierre-de-Frugie va prendre son temps là où tout le monde va vite et se lancer dans une transition écologique exemplaire.

Première décision: supprimer tous les pesticides et traitements phytosanitaires. Une décision visionnaire - elle s'appliquera à toutes les collectivités locales à partir du 1er janvier -, que les habitants accueillent d'abord avec scepticisme.

"Il a fallu renverser les mentalités, prouver que le monde est un écosystème global où tout est imbriqué. La nature est conçue pour nous aider. Il suffit juste de l'aider un peu nous aussi", sourit Guillaume, le jardinier en chef du village.

Huit ans après, pas une haie ou un bosquet de Saint-Pierre dont les fleurs ne soient visitées par des dizaines de papillons, abeilles et autres insectes pollinisateurs. "Ils font le boulot", résume le jardinier.

Lire la suite : La Dépêche - 20/09/16


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