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Les écologiste en force à 5 mois des municipales


Quatre mois après leur troisième place décrochée lors des élections européennes (13,48 % des suffrages et plus de trois millions de voix), les partis écologistes abordent les municipales de mars prochain avec le vent dans le dos. « Le temps des écologistes est venu », martèle le député européen Yannick Jadot qui conduisait la liste en mai dernier.


Car, des incendies en Amazonie cet été à l’accident de l’usine Lubrizol  en passant par le succès croissant des marches pour le climat, les questions d’environnement restent aussi prégnantes qu’elles l’étaient pendant la campagne des européennes. « Il y a dix ans, on se battait pour que l’écologie soit au cœur du débat public. Aujourd’hui, elle est omniprésente et toutes les enquêtes d’opinion montrent qu’elle est au centre des préoccupations », résume Yannick Jadot. Avant de nuancer : « Est-ce qu’elle le sera encore en mars ? Je ne sais pas. » Six mois, une éternité en politique. Encore plus pour des écologistes habitués à des succès sans lendemains aux européennes.

Cette fois pourtant, ils veulent croire à leur percée. « Nos adversaires ont parié sur un effondrement après les européennes. Or, c’est la première fois que ce scrutin sera suivi par les municipales, deux élections qui résonnent fortement sur l’écologie », souligne un conseiller. Après avoir topé en juillet avec les autres formations qui composent la « galaxie écolo », dont celle de la députée et ancienne ministre Delphine Batho, Yannick Jadot appelle désormais les écologistes à se « donner tous les moyens » de gagner. EELV et ses alliés devraient ainsi compter sur leur propre liste dans la majorité de la quarantaine de villes de plus de 100 000 habitants.

« Masse critique ». Le premier objectif consiste à garder Grenoble, seule grande cité à avoir élu un maire écolo (Eric Piolle) en 2014, mais aussi à confirmer dans les communes où EELV a obtenu ou dépassé les 20 % des voix en mai dernier. Nantes, Rennes, Lille, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Paris ou encore Montpellier figurent ainsi dans cette liste. Les contextes locaux vont évidemment conditionner les chances des écologistes, notamment la présence ou non d’un maire sortant sur les bulletins. Les premiers sondages disponibles sont néanmoins encourageants. La liste EELV obtiendrait ainsi entre 21 % et 23 % à Montpellier, selon une enquête BVA pour La Tribune et Public-Sénat publiée il y a deux semaines, faisant jeu égal avec le maire Philippe Saurel.

 

« Démontrer que l’écologie n’est pas qu’un combat pour la qualité de vie, mais aussi une réponse aux fractures de la société  »

A Nantes, un sondage Ifop commandé par le PS au mois de juin donnait les Verts à 23 %, dix points derrière la sortante socialiste Johanna Rolland. Les velléités des écologistes inquiètent d’ailleurs les socialistes qui comptent bien sauver leurs maires aux municipales. « La division au premier tour n’est jamais une bonne chose et, dans plein d’endroits où ils vont finir fort devant, ce sera le bordel pour nous pour fusionner au deuxième », regrette un parlementaire PS. Pas de quoi faire vaciller Yannick Jadot. « Il y a urgence à prendre le volant parce que les autres nous emmènent dans le mur, c’est plus facile de diriger plutôt que chercher le rapport de force permanent. Qui se réclame le plus de la gauche en ce moment ? Bernard Cazeneuve ! Mais si vous demandez aux jeunes qui va sauver le climat...», tacle le député européen.

A Toulouse ou encore Marseille, les chefs de file d’EELV devraient cependant y aller avec d’autres forces de gauche et des collectifs citoyens. Mais là encore, ce sont bien eux qui mènent la danse. « On ne sait pas combien de villes on gagnera, dans certains endroits il pourrait y avoir des triangulaires voire des quadrangulaires. Mais dès lors qu’on a une masse critique au premier tour, on peut être les premiers d’un arc qui peut devenir une coalition », décrypte une éminence grise.

Au-delà des grandes villes qui leur réservent leurs meilleurs scores électoraux, les écologistes veulent également partir à l’assaut des préfectures et des villages, afin de « montrer que nos espaces de conquête ne sont pas que les métropoles où les gens vivent bien », affirme Yannick Jadot. Des communes comme Besançon, Nancy, Rouen ou encore Perpignan reviennent régulièrement dans les discussions informelles. L’enjeu ? « Démontrer que l’écologie n’est pas qu’un combat pour la qualité de vie, mais aussi une réponse aux fractures de la société », veut convaincre le député européen. Un vrai programme pour 2022...
Lire la suite sur le site https://www.lopinion.fr/edition/politique/municipales-2020-eelv-etend-ambitions-aux-villes-moyennes-199203



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Enquête à retrouver sur Reporterre.net

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