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Jean-Marc Governatori signe le Pacte écologique de Nicolas Hulot



Source : Libération 31/01/07

Lors de l’annonce de son retrait de la présidentielle, le 22 janvier dernier, Nicolas Hulot avait invité les dix prétendants signataires de son pacte écologique à un grand oral au cours duquel ils justifieraient leur adhésion. Il s’est déroulé ce mercredi au Musée des Arts premiers, quai Branly à Paris. Les dix candidats venaient pour détailler leur profession de foi sur la sauvegarde de l’environnement devant l’animateur et un public restreint.Royal ouvre le bal. La candidate socialiste a été la première a s’exprimer devant le parterre de «grands témoins», 50 citoyens signataires du Pacte tirés au sort et des représentants d’ONG environnementales qui n’étaient cependant pas autorisés à poser de question. Bénéficiant de quinze minutes de temps de parole, comme les autres prétendants, Royal s’est engagée à «faire de la France le pays de l’excellence environnementale», précisant que ce n’était «pas un slogan». Promettant que si elle était élue, elle prendrait à sa charge «l’impulsion d’une politique ambitieuse de protection de l’environnement et du développement durable». Elle a également affirmé que les pays développés avaient une reponsabilité «plus importante et plus ancienne» que les pays les plus démunis, et avaient un devoir de «solidarité» envers ces pays.
Après Ségolène Royal, les candidats se sont succédés dans cet ordre: Antoine Waechter (président du Mouvement écologique indépendant), France Gamerre (présidente de Génération Ecologie), Jean-Marc Governatori (président du mouvement «La France en action»), François Bayrou (UDF), Corinne Lepage (Cap 21), Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan (ex UMP), Dominique Voynet (Vert) et Nicolas Sarkozy (UMP), du fait des contraintes temporaires de chacun.
Le candidat de l’UDF, François Bayrou, en hausse dans les sondages, a pour sa part jugé que les impératifs de la lutte contre le changement climatique imposent une action de long terme, différente du court terme politique qu’il est «essentiel d’installer au coeur de l’Etat».
«Merci Nicolas». Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle, a déclaré ne pas être «dupe» de la signature des neuf autres candidats. Au cours de son oral, elle a estimé que «certains ont signé d’un clic, sans prendre la mesure des défis auxquels nous sommes confrontés, sans prendre la mesure de la transformation des politiques publiques, de nos modes de vie qui sont sur la table». La candidate des Verts a ajouté qu’il fallait «juger les discours aujourd’hui, mais surtout les actes», et elle a égratigné à plusieurs reprises le bilan environnemental du gouvernement sortant. Avant de tempérer quelque peu ses propos, concédant que «la plupart des candidats ont travaillé, et même beaucoup travaillé, sur des questions, c’est un euphémisme, qui ne leur étaient pas familières». Elle a également tenu à «remercier» Nicolas Hulot pour la mobilisation qu’il a suscitée autour de son Pacte écologique, «fondé sur une analyse juste de la gravité des problèmes», et qui «invite chacun à la mobilisation autour d’objectifs à la fois très ambitieux et très réalistes».
Le candidat de l’UMP a tenu lui à rendre hommage à Jacques Chirac. Sarkozy a salué l’effort fourni par le président français en activité «qui a constitutionnalisé la Charte pour l’environnement (en 2005) et donc le principe de précaution», tout en concédant qu’en matière d’environnement sa famille politique «n’avait pas toujours été à la hauteur» des enjeux. Il a également critiqué l’attitude de G.W. Bush face au protocole de Kyoto, jugeant «inadmissible» l’absence des Etats-Unis de cet accord international. Le ministre de l’Intérieur s’est également prononcé en faveur du «G20 de l’environnement» soutenu par l’ancien vice-président américain Al Gore, «pour prendre des engagements précis sur des émissions de gaz à effet de serre», et «accélerer le transfert de technologies propres vers les pays pauvres».
 
Hulot distribue les bons points. A l’issue du grand oral, l’animateur a jugé que les «candidats ont travaillé sérieusement et ils ont pris des engagements lourds, assez révolutionnaires et inespérés concernant la Politique agricole commune ou la fiscalité». Se félicitant d’avoir «fait le choix de la confiance», il a apprécié le fait que «les cinq propositions du Pacte aient été prises en compte» faisant «l’objet d’appréciation différente mais aucune n’a été éludée».
Interrogé sur l’éventualité d’une nouvelle réunion de ce type, Hulot a «espéré qu’on n’aura pas besoin de le faire». Précisant qu’il allait «faire en sorte que le débat se prolonge». En ouverture de la réunion, il avait appelé les candidats à travailler avec les ONG et «à les recevoir dans les prochains jours». Il avait également prévenu que «la réunion de ce matin n’est pas un aboutissement, mais un départ».
A 81 jours de l’élection présidentielle, 569 112 personnes ont signé le Pacte écologique.

Libération - 31/01/2007
Autres articles :

Le Monde - 22/01/07 - Les candidats face au pacte de nicolas hulot
 

Source : Actu-environnement 06/02/2007

Extrait :

Jean-Marc Governatori (La France en action), candidat issu de la société civile et qui se réclame résolument au-dessus du clivage gauche/droite, prône quant à lui une politique qui traite des problèmes, aussi bien d'emploi, de santé que d'Environnement en aval et non en amont. S'en prenant aux gouvernements successifs, le candidat déclare qu'en France, il n'existe pas de politique écologique, et que si une révolution n'est pas nécessaire, il convient de gouverner avec bon sens. Précisant qu'à son sens le plein emploi ne s'oppose pas à environnement, il indique que la finalité de l'action politique, c'est le bien-être durable et a estimé qu'il fallait dépasser le développement durable qui est un concept marketing.

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