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Jean Marc Governatori signe la Charte pour un monde vivable



Charte pour un monde vivable - Préambule

La Terre est notre "maison commune". Chaque être humain devrait en prendre soin. Pourtant elle menace de tomber en ruines. Entreposés dans les sous-sols, des stocks d'armes nucléaires hérités d'un passé de guerre froide peuvent la faire sauter à tout moment et anéantir dix fois ses sept milliards d'habitants. Dans les étages, en permanence, certains locataires se font la guerre, s'entretuent, se massacrent, et d'autres menacent d'en faire autant.
Des privilégiés font bombance et étalage de luxe sous les yeux de voisins affamés. Certains gaspillent l'eau quand d'autres n'ont même pas de quoi boire.
Les épidémies invalidantes et mortelles se répandent dans l'indifférence générale, quand elles ne sont pas provoquées par l'incurie ou la cupidité de responsables de la santé publique. Les services collectifs sont bradés au privé.
 
La spéculation assure, comme dit un prix Nobel d'économie, "le triomphe de la cupidité". Le fossé entre riches et pauvres devient un gouffre. "Tout pour nous, rien pour les autres", cette devise d'une poignée de prédateurs vient à bout des Etats eux-mêmes.
L'environnement se dégrade, lui aussi. Les paysages s'enlaidissent, se désertifient, se bétonnent, les déchets s'accumulent, les pollutions chimiques se multiplient. Invisible, la contamination radioactive d'origine civile et militaire rend invivables des régions entières et augmente partout les risques de cancers, de maladies cardiaques, de naissances monstrueuses.
Le patrimoine génétique - humain, animal, végétal - est attaqué de toutes parts. Les animaux sont traités comme matière vile. Beaucoup d'humains subissent le même sort.
Des espèces disparaissent, la biodiversité régresse ou tombe aux mains des multinationales cyniques. Les ressources naturelles, les matières premières, les énergies fossiles sont en voie d'épuisement.
Le climat se détériore. En quelques décennies, l'élévation de la température moyenne à l'échelle du globe provoque des phénomènes inquiétants, tantôt insidieux, tantôt extrêmes - fonte des glaces, submersion marine, inondations, ouragans, sècheresses et incendies... Les dégâts sont énormes, les victimes nombreuses, l'avenir climatique redoutable. Sous l'emprise de la nécessité, des mouvements migratoires erratiques et tragiques se développent.
Crises écologiques, économiques, financières, sociales, politiques, militaires, sanitaires, démographiques, culturelles, humanitaires... La liste est longue des motifs d'inquiétude.

Pour autant, l'issue n'est pas fatale.

Il existe bien des motifs d'espérer. Le monde recèle toujours des beautés étonnantes, le coeur humain aussi. Quand surviennent des catastrophes, la solidarité s'exerce entre pays éloignés comme entre voisins. Sous des formes et en des lieux les plus inattendus, l'indignation, la révolte soulèvent les peuples et les poussent vers la démocratie, la liberté et la justice.
Les médias modernes peuvent aider à promouvoir ces libérations aussi bien qu'à asservir les opinions. Dans de nombreux pays, une part importante de la jeunesse se mobilise et cherche à prendre son destin en main. Et dans la discrétion du quotidien, des modes alternatifs de production, de consommation, d'échanges, de vie se mettent en place.
Pourvu qu'elles soient soumises à une éthique humaniste, soucieuse de libertés, d'équité, de solidarité, la politique et la technologie peuvent offrir des solutions. Il est encore possible de refonder et rénover notre maison commune, de la rendre conviviale pour les générations présentes et accueillante aux générations futures.
Les Etats généraux pour un vivable, réunis à Saintes (France, Charente-Maritime) du 27 au 30 octobre 2011, se sont fixé pour objectif d'adopter, en s'inspirant de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et d'autres textes existants comme la Charte pour la Terre datant de l'an 2000, une Charte pour un monde vivable déclinant les principes dont devrait s'inspirer une politique visant le bien commun.
A compter de novembre 2011, cette Charte est proposée à la signature en ligne de nos concitoyens, et pour ce qui concerne la France, à la signature des candidats à l'élection présidentielle et aux législatives de 2012, qui sont également invités à prendre une série d'engagements précis traduisant ces principes en mesures pratiques.
Citoyens, électeurs, il dépend de chacune et de chacun de nous que notre voix se fasse entendre avant, pendant, après les élections. Car notre horizon ne se borne pas à une péripétie électorale, même très importante. Chacun de nous est invité à signer la présente "Charte pour un Monde Vivable" mais aussi à agir en conséquence. Avant, pendant, après les élections. Le monde, comme volonté et représentation, c'est NOUS.

 


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Enquête à retrouver sur Reporterre.net

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